mercredi 29 juin 2011

La technologie RFID au service du handicap

L’utilisation de la technologie RFID (Radio Frequency Identification) ouvre un champ des possibles extraordinaire. Les marques l’utilisent dans leurs points de vente à des fins marketing. L’industrie l’intègre à ses chaînes de fabrication. Elle améliore même le quotidien des personnes en situation de handicap. Bref, la technologie RFID a de beaux jours devant elle !

La RFID fonctionne grâce à un système de capteurs émetteurs/récepteurs dans une zone limitée. Un exemple concret : le télépéage proposé par les services autoroutiers. Le potentiel de la RFID suscite de nombreuses réactions sur le sujet notamment en ce qui concerne le recyclage et la protection des données. Malgré la polémique autour du sujet, il reste cependant indéniable qu’elle peut être très intéressante dans de nombreux domaines. On peut alors se demander comment la RFID peut apporter un soutien aux personnes handicapées.
La RFID améliore le quotidien des malvoyants

Imaginez que nous puissions nous en servir afin d’aider le handicap. Comme tout un chacun les malvoyants souhaitent toujours plus de considération et d’autonomie. Les technologies de l’information et de la communication sont des outils offrant des ouvertures sur le monde. Internet, avec les claviers en braille, en est l’illustration.

L’intérêt principal de la technologie RFID réside notamment dans le fait qu’elle permet de créer un support informatif, interactif et personnalisé. Utilisons-la donc dans ce sens !

Dans cette perspective, nous pouvons imaginer des lecteurs et récepteurs insérés dans la vie quotidienne des non voyants et ainsi leur offrir une plus grande autonomie. Une possibilité : le Nabaztag et sa capacité à lire un texte. L’insertion d’une puce dans la couverture d’un livre déclenche automatiquement la lecture de la page.

Ainsi, la RFID peut aider les malvoyants à se repérer dans l’espace ou les avertir des dangers. Un exemple à citer : le projet de recherche SESAMONET. Il consiste à munir les malvoyants de cannes spécialement conçues. Ces cannes disposent de lecteurs intégrés qui identifient des bornes RFID enfouies dans le sol. Les informations sont ensuite transmises à la personne avec une oreillette sans fil. C’est en fait une sorte d’audio guide pour malvoyants.
La RFID peut aider à l’insertion professionnelle des handicapés

Faciliter le quotidien des personnes en situation de handicap est un des enjeux des technologies comme la RFID. Cependant, qui dit quotidien, dit vie personnelle et vie professionnelle.

On constate une multiplication des mesures gouvernementales encourageant l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Ajouté à cela la politique de certaines entreprises en faveur du handicap « entreprise handi-engagées » qui communiquent même envers ce public pour développer leur Marque Employeur. Il est certain que l’intégration de la RFID au sein de l’entreprise ne peut qu’intéresser les dirigeants.

L’entreprise YMCA a intégré les puces RFID à son activité. Ce centre d’aide par le travail accueille 500 travailleurs handicapés et 200 personnes chargées de les encadrer. Son cœur de métier est le blanchissement de vêtements professionnels et son principal client, Airbus.

Pour simplifier les processus et les mettre à la portée de ses travailleurs, les 70.000 vêtements gérés ont été dotés de puces RFID réinscriptibles. Cela a permit une augmentation de la quantité de vêtements traitée mais surtout la valorisation du travail des handicapés.
Des dérives envisageables

Le respect de la vie privée est l’éternel souci dans l’utilisation de la RFID en général. Il en est bien entendu de même en ce qui concerne l’accompagnement et l’aide à l’autonomie des handicapés. Ces derniers sont d’autant plus exposés à cette problématique.

Cette technologie est d’une grande « discrétion ». La puce RFID contenue dans un objet permet notamment de géolocaliser l’utilisateur à son insu. On peut également lire à distance toutes les informations intégrées à la puce. Une information seule n’a cependant pas grand intérêt. En revanche, d’un point de vue commercial et marketing, le croisement de l’ensemble des données peut, par exemple, révéler un profil consommateur et des habitudes d’achat. On comprend alors que les informations contenues dans ces puces peuvent représenter une réelle source de profit pour les marques. A l’opposé, la vie privée du consommateur, qu’il soit à autonomie réduite ou non, en pâtirait fortement.

La RFID apporte un réel soutien aux personnes handicapées tant sur un plan personnel que professionnel. Toutefois, il est important de rester vigilant afin de ne pas voir apparaître d’effets pervers. Pour éviter ce type de dérapage, les autorités ont établi une législation réglementant l’usage de cette technologie. Elle précise notamment que le consommateur doit obligatoirement être informé de l’utilisation de la RFID dans un objet qu’il acquiert.

La technologie est trouvée, les applications restent à être inventées !
Auteurs : Karen David, Marine Geneste, Laura Humeau et Laure Schmitt

dimanche 26 juin 2011

Danse et conférence pour mieux comprendre l'épilepsie

C'est devant un public très intéressé que s'est tenue la conférence sur l'épilepsie organisée par l'association ECAS, l'école de danse Elan, à l'invitation de l'association l'Avant Théâtre samedi 4 juin.

Le professeur Gélisse du CHU de Montpellier, accompagné du président régional de l'association Épilepsie France, a fait un large tour d'horizon sur cette maladie assez peu mise en avant.

Après avoir expliqué ce qu'était l'épilepsie, les risques d'une crise et donné les conseils pour faire face à celle-ci, le docteur Gélisse a répondu aux nombreuses questions du public.

Tout de suite après la conférence, l'école de danse Elan a présenté devant une centaine de spectateurs, un spectacle de deux heures, au profit d'épilepsie France; 16 tableaux dansés sur des musiques et paroles de Vincent Perez « Sur les traces de Jacques Prévert »et une mise en scène de Christine Sicre.

Quelques extraits d'opérettes ont ponctué les tableaux.

Et c'est, pour ceux qui le désiraient, devant un excellent apéritif dînatoire que s'est terminée la soirée.

Pour information, le spectacle de l'Avant théâtre «Rions, avant qu'il soit trop tard» sera joué le dimanche 19 juin à 14h30 salle des congrès de Trèbes, dans le cadre des « Théâtrèbes ».

La Machine à Vivre

jeudi 23 juin 2011

Guide fiscal 2011 pour les personnes handicapées et leur famille

Certaines dispositions sont propres aux personnes handicapées.

Parce que certaines dispositions sont propres aux personnes en situation de handicap, Faire Face, le magazine édité par l’APF, publie pour la 12e année consécutive, un guide fiscal spécifique. Un guide simple pour tout savoir des prestations ou allocations à déclarer (ou non), des abattements, du quotient familial, des réductions et crédits d’impôts, mais aussi pour connaître les autres sujets fiscaux valables toute l’année.

Ce guide sera précieux pour toutes les personnes en situation de handicap et leurs proches (conjoint, parents, enfants…). Certaines dispositions sont en effet propres aux personnes en situation de handicap et aucun document officiel ne les regroupe.

Le guide fiscal 2011 sera utile au-delà de la date fatidique de la remise à l’administration de la déclaration de revenus, puisqu’il traite aussi de sujets fiscaux valables toute l’année :

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sur les appareillages, sur les équipements spéciaux ou les aides techniques, sur les travaux d’accessibilité de l’immeuble ou du logement subventionnés par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH), sur les travaux réalisés dans les locaux à usage d’habitation ;

Mais aussi : la redevance TV, la taxe sur les salaires, les droits de donation et de succession, ou encore l’écotaxe ou « malus écologique ».
ertaines dispositions sont propres aux personnes handicapées.

Parce que certaines dispositions sont propres aux personnes en situation de handicap, Faire Face, le magazine édité par l’APF, publie pour la 12e année consécutive, un guide fiscal spécifique. Un guide simple pour tout savoir des prestations ou allocations à déclarer (ou non), des abattements, du quotient familial, des réductions et crédits d’impôts, mais aussi pour connaître les autres sujets fiscaux valables toute l’année.

Ce guide sera précieux pour toutes les personnes en situation de handicap et leurs proches (conjoint, parents, enfants…). Certaines dispositions sont en effet propres aux personnes en situation de handicap et aucun document officiel ne les regroupe.

Le guide fiscal 2011 sera utile au-delà de la date fatidique de la remise à l’administration de la déclaration de revenus, puisqu’il traite aussi de sujets fiscaux valables toute l’année :

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA), sur les appareillages, sur les équipements spéciaux ou les aides techniques, sur les travaux d’accessibilité de l’immeuble ou du logement subventionnés par l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH), sur les travaux réalisés dans les locaux à usage d’habitation ;

Mais aussi : la redevance TV, la taxe sur les salaires, les droits de donation et de succession, ou encore l’écotaxe ou « malus écologique ».

Publicite SNCF

samedi 18 juin 2011

Un traité entend jeter de nouvelles bases pour assurer l’égalité


Un accord international historique visant à promouvoir les droits des personnes handicapées est en chantier.

Ce mois de mai, les gouvernements examineront un traité décisif qui, s’il était approuvé, instituerait un cadre juridiquement contraignant pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées. Allant bien au-delà du concept classique de l’accès à l’environnement physique, cet instrument aura une portée plus large touchant l’égalité d’accès aux possibilités sociales, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, mais aussi à un développement politique, économique et social effectif. Ce serait une avancée spectaculaire à l’échelle mondiale car les gouvernements qui y souscriront auront juridiquement l’obligation de traiter les personnes handicapées non seulement comme des victimes ou des membres d’une minorité, mais aussi comme des sujets du droit qui doivent exercer leurs droits fondamentaux.
A la cinquante-cinquième session de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2001, le Mexique a lancé une initiative qui a conduit à la rédaction de la Convention internationale globale et intégrée pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées. C’est depuis l’année internationale des personnes handicapées (1981), qui a vu l’adoption du Programme d’action mondial concernant les personnes handicapées, que les droits de ces personnes sont de plus en reconnus comme droits de l’homme à l’échelle mondiale. Ainsi, les Règles pour l’égalisation des chances des handicapés ont été adoptées au début des années 90. Au cours de la même décennie, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies a reconnu que la communauté internationale se devait de créer un cadre juridique pour la protection et la promotion des droits des personnes handicapées.
Les conventions en vigueur relatives aux droits de l’homme visent aussi implicitement les droits des personnes handicapées, dans la mesure où elles intéressent tous les êtres humains. Seule la Convention relative aux droits de l’enfant fait explicitement état des enfants handicapés dans un article. Qui plus est, les instruments relatifs aux droits des personnes handicapées ne sont pas juridiquement contraignants. Aussi, les personnes handicapées se retrouvent-elles dans la position inconfortable d’être juridiquement ‘invisibles’ dans leur société voire sur la scène internationale. La plupart de leurs préoccupations ont généralement été traitées dans le cadre des services de protection sociale. Les personnes handicapées vont maintenant devenir des « détenteurs de droits » et des « sujets du droit » appelés à participer pleinement à l’élaboration et à l’application des plans et politiques qui les touchent.
Le chemin à parcourir est une course d’obstacles marquée par des points de vue divergents. Certains pays militent en faveur d’une convention globale qui non seulement réaffirme les droits énoncés dans les instruments existants relatifs aux droits de l’homme, tout en offrant des services concrets et des possibilités égales, tandis que d’autres évoquent la corrélation entre les droits des personnes handicapées et les ressources économiques d’un pays. Ces derniers redoutent donc que les incidences financières de l’application d’un traité n’émoussent l’intérêt que lui accorderaient de nombreux gouvernements de pays développés attachés au principe de l’égalité des chances mais qui ne sont pas en mesure de le mettre en pratique. Ce traité a un caractère unique car le processus de négociation est ouvert, consultatif et accessible aux personnes handicapées et à leurs organisations, qui collaborent avec les experts gouvernementaux à l’ONU. Le partenariat est de mise – aussi bien lorsque les gouvernements élaborent leurs propres contributions à la convention que lorsqu’ils collaborent pendant le processus de rédaction. Assurément, ce nouvel instrument juridique montre combien il importe de sensibiliser l’opinion aux diverses questions. Les médias peuvent ainsi jouer un rôle de premier plan en appelant l’attention sur cette préoccupation primordiale des quelque 600 000 personnes qui, dans le monde, souffrent d’une incapacité, sous une forme ou une autre.

Pour plus d’informations, contacter :

M. Jean Pierre Gonnot, Chef de la section pour un développement sans laissés pour compte, Département des affaires économiques et sociales de l'ONU
Tel : (1 212) 963-3256; Courrier électronique : gonnot@un.org
M. Edoardo Bellando, Fonctionnaire de l'information, Section du développement, Département de l'information
Tel : (1 212) 963-8275; Courrier électronique : bellando@un.org

Source: http://www.un.org/fr/

samedi 11 juin 2011

Montant AAH : augmentation de 25% d’ici 2012 (allocation adulte handicapé)

Le montant maximum de 681,63 € actuel doit être revalorisé de 25% d’ici 2012. C’est un engagement de Nicolas Sarkozy qui sera tenu : ce sont aujourd’hui Nadine Morano (secrétaire d’état à la famille) et Eric Woerth (ministre du travail) qui l’annoncent.

En 2008, l’AAH est passée de 628 euros à 652 euros, puis à 682 euros en 2009. Au 1er avril, elle atteindra 696 euros, puis 711 euros au 1er septembre.
Le seuil de pauvreté fixé par l’INSEE est de 900 euros.
Majoré de 25%, l’ AAH devrait donc augmenter de 177, 75 euros pour atteindre 888,75 euros théoriques en septembre. Sans revenus du travail, les adultes handicapés resteront sous le seuil de pauvreté.
Le ministre du travail affirme toutefois que des mesures vont être prises pour faciliter le cumul de l’Allocation Adulte Handicapé et les revenus du travail.
Amies personnes handicapées, voilà la solution que vous propose Nicolas Sarkozy : travaillez !
Quand on connaît les conditions d’attribution de l’AAH, on comprend que même dans le meilleur cas, il ne faut pas compter sur le gouvernement pour sortir des personnes handicapées à plus de 80% de la misère.

Les travailleurs handicapés et la fonction publique


L'Etat, les collectivités locales et les établissements sanitaires et sociaux ont l'obligation d'employer 6 % de travailleurs handicapés, si leurs effectifs atteignent 20 personnes.

Généralités

Bénéficient d'un dispositif dérogatoire au droit commun pour l'accès aux emplois de la Fonction Publique :
Le recrutement se fait comme pour tous les agents de la Fonction Publique : soit par concours soit par contrat, à condition que la CDAPH estime que le handicap est conciliable avec le poste visé. De plus, il faudra prendre en compte les possibilités d'aménagements raisonnables s'offrant à votre employeur.
Vous serez bien entendu soumis aux mêmes conditions de diplôme que les autres candidats.

Comment entrer dans la Fonction publique ?

Le recrutement par concours

Le candidat doit s'inscrire au concours. Il disposera de certains arrangements compte tenu de son handicap : par exemple un temps de composition plus long. Il est à noter qu'aucune limite d'âge ne sera exigée.

Le recrutement par contrat donnant vocation à titularisation

Le candidat sera recruté sous contrat renouvelable une fois. La durée de ce contrat est égale à la durée du stage effectué pour le même emploi par un lauréat de concours (un an en général).
Par la suite, vous serez engagé sur un emploi titulaire après examen de votre dossier de candidature. A la fin de votre contrat, vous aurez un entretien professionnel permettant d'apprécier les missions et les taches que vous avez effectuées. Vous serez alors titularisé et deviendrez fonctionnaire.
Vous bénéficierez des mêmes droits et serez soumis aux mêmes obligations que les autres agents de la Fonction Publique, toutefois vous pourrez avoir droit à certains aménagements de votre poste de travail.

En savoir plus

Pour toute information, adressez-vous :

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