vendredi 22 juillet 2011

Fou de lumière

L’artiste contemporain Benoit Pailley, influencé par le travail de Sol Le Witt, était de passage à New York pour son exposition « Morpholight » dans la boutique Gruppo Tomasella de Soho. Rencontre avec un globe trotteur en quête d’espace et de lumière.

Vous exposez aujourd’hui à Soho un travail photographique basé sur des installations de verre et de miroir.  Comment est né ce projet ?

Cela faisait longtemps que je travaillais sur les ombres et les hautes lumières, en utilisant le dessin, ou la photographie. J'imagine comment cette lumière, en fonction de la surface, rebondit en créant des ombres pures, ou traverse la matière. La recherche de la ligne chez Kandinsky ou le travail de Sol Le Witt m'ont beaucoup influencé. Pour cette exposition, je pense aussi à Playtime de Jacques Tati: il y décrit un monde aseptisé, silencieux et inorganique. Des êtres qui coexistent au milieu de gigantesques infrastructures, où l’individu disparaît au milieu de la foule… Un monde fait de vitres et de réflexions de lumière trompeuses, où l'on croit pouvoir avancer alors que l'on est enfermé. Ces installations sont le reflet de ce monde, vu du ciel en quelque sorte, qui donne à voir tous ses angles et toutes ses arrêtes.
 
D’où vient votre désir de réaliser des images ?

De la seconde à la terminale, je sautais la clôture de mon jardin et je retrouvais un ami dans une chambre noire improvisée . Dans ce village de 500 habitants en Normandie, on faisait des tirages en noir et blanc de nos copains, de la vie. Je n’avais aucune culture artistique, la photo représentait avant tout un outil ludique, un moyen de m’évader. A l'âge de 19 ans je suis arrivé à Paris, et j’ai fait très vite des photos de mode, du photo reportage. Comme mes deux grands pères ébénistes, j’ai gardé le plaisir de construire, de toucher la matière et je construisais aussi les sols, les installations pour les séances de photo.

A 25 ans j'avais déjà collaboré avec une quarantaine de photographe, mais c’est grâce à Francois Halard, qui  travaillait pour Conde Nast, que j'ai commencé à faire  des allers-retours aux Etats-Unis.
Je vais dire quelque chose d étrange mais plus ça va et plus la photo m’ennuie. Le plus souvent , on nous présente de jolies cartes postales, il y’a de plus en plus de gens qui le font. Le concept s’est vulgarisé, mais sans histoires, il ne reste rien. Maintenant la seule chose qui compte, c’est le cadre, il faut juste faire un joli cadre.

Vous avez vécu quelques années à New York. En quoi cela a-t-il influencé votre travail en tant que photographe ?

En tant qu’artiste français, le paradoxe est que, non seulement j’ai découvert l'art contemporain aux Etats-Unis, mais c'est aussi ici que je travaille, que je suis stimulé. Il y’a une grande générosité de la part de la communauté artistique, parce que le temps compte.  A New York,  l’art est partout et vient à toi.
Lorsque Francois Halard m’a emmené aux premières ventes d’art contemporain, comme celle de Philip de Puri, j’ai été fasciné. J’ai découvert une mise en scène incroyable, des espaces de 4000 mètres carrés pour exposer les œuvres, suivant un schéma sol gris, mur blanc. Soudain l’importance de l’environnement, qui influence notre manière de voir et de penser un objet, m’a paru essentielle, et j’ai commencé à travailler dans ce sens.

J’ai  réalisé des séries de photos pour des magazines d’art contemporains, comme le Sleek allemand, ou le Dub, un magazine américain. Ces séries ressemblaient presque à des catalogues de galerie, c’est cette ambiguïté du support qui m’intéresse.

Un jour, la Flux Fundation de Genève m'a contacté après avoir vu mon travail dans l’un des journaux. C’est ainsi que j’ai commencé à exposer mon travail, à l’extraire du support magazine. C’est vraiment intéressant, car le parcours est inversé. C’est grâce aux journaux que je suis rentré dans cette fondation, alors que le processus commun, c’est d'exposer, puis d'être repris dans la presse. Aujourd’hui je collabore aussi avec le New Museum de New York, je réalise les photos de leurs expositions, avec ce même désir de brouiller les pistes entre catalogue et photo d’art.

Infos pratiques:
Exposition du 15 juillet au 25 septembre 2011.
32 Greene street, New York, NY 10013
tel: 212 226 8261
www.benoitpailley.com

mardi 19 juillet 2011

François Baroin "confiant" dans le sauvetage de la Grèce

Le ministre français de l'Economie, François Baroin, a déclaré lundi à Washington qu'il était optimiste sur l'issue des négociations européennes pour sauver la Grèce, indiquant que la France ne soutiendrait pas une solution passant par un incident de crédit pour ce pays. 

"Je suis confiant", a déclaré M. Baroin à propos de la zone euro lors d'une conférence de presse. "On discute beaucoup les uns les autres au téléphone. On travaille énormément sur une solution qui permette et c'est ça l'objectif de la position que nous défendons en France, d'éviter un défaut collectif ou un événement de crédit", a ajouté le ministre.

"La France n'accompagnera pas une solution qui s'apparente à un événement de crédit, c'est-à-dire à un abandon de la dette", a-t-il ajouté.
Un incident de crédit ("credit event" en anglais) se produit lorsqu'un débiteur se retrouve dans l'incapacité de payer les intérêts ou le principal d'une dette à l'échéance, ou lorsqu'il conteste la validité de ses engagements vis-à-vis de ses créanciers, ou encore en cas de restructuration, soit quand les conditions initiales de l'emprunt sont revues en des termes moins favorables aux créanciers.

Les dirigeants de l'Union européenne sont sous pression pour boucler lors de leur sommet de jeudi un deuxième plan de sauvetage pour la Grèce, indispensable pour éviter une contagion de la crise, au moment où les marchés s'inquiètent de clivages persistants entre les Etats membres.
L'Allemagne exige une contribution du secteur privé, sous une forme ou sous une autre, au deuxième plan de sauvetage de la Grèce, afin de faire passer la pilule auprès de son opinion publique réticente à payer pour les autres économies.

Le ministre français des Affaires européennes, Jean Leonetti, a indiqué lundi à Bruxelles que la zone euro envisageait l'introduction d'une taxe sur les banques pour aider la Grèce, ce qui aurait l'avantage de ne pas conduire à un défaut de paiement partiel du pays.
Lors de sa conférence de presse à Washington, M. Baroin, a parlé plus généralement de la zone euro, où la Grèce n'est pas la seule à susciter des inquiétudes sur sa capacité à rembourser sa dette.

"Les investisseurs ont besoin d'être rassurés et ils le seront"

"Les investisseurs ont besoin d'être rassurés et ils le seront", a-t-il dit, à propos de l'Italie. "Nous [la France, NDLR] ne sommes pas inquiets. [...] Nous faisons confiance à l'Italie comme nous avons fait confiance à l'Irlande, comme nous devons aider la Grèce qui est dans une situation plus compliquée", a-t-il ajouté.
M. Baroin devait rencontrer lundi en fin d'après-midi le secrétaire au Trésor américain, Timothy Geithner, avant de dîner avec son prédécesseur à Bercy, Christine Lagarde, aujourd'hui directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

M. Geithner a exhorté lundi les dirigeants européens à agir davantage pour empêcher les difficultés liées à la dette de certains Etats européens de dégénérer en une crise plus large.

mercredi 13 juillet 2011

35e Congrès à Lyon - L’APAJH toujours combattante !

Le 35ème Congrès APAJH s’est déroulé devant plus de 400 militants les 23, 24 et 25 juin sous le signe de la pugnacité et du militantisme !
L’heure est au combat, au rassemblement ! Les personnes en situation de handicap ont besoin aujourd’hui, plus qu’hier encore, d’une APAJH debout, d'une fédération forte et de militants pugnaces et ambitieux a rappelé Jean-Louis Garcia, Président de l'APAJH.
A la tribune le vendredi 24 juin, la secrétaire d’Etat aux Solidarités et à la Cohésion sociale Marie-Anne Montchamp a précisé qu’elle avait entendu le monde associatif et l'APAJH et a annoncé la mise en place d’un comité de suivi de la Conférence Nationale du Handicap afin de traduire les promesses en actes.
L'intégration n'est qu'une étape dont l'APAJH ne peut se satisfaire. Avec la mise en œuvre de son Projet associatif, thème de ce 35ème Congrès à Lyon, l’APAJH entend œuvrer pour une société inclusive, où chaque personne, quelle que soit sa fragilité et sa différence, trouve naturellement sa place.

lundi 11 juillet 2011

Aider les personnes handicapées qui ont une capacité de travail intermittente

Les personnes handicapées sont beaucoup plus portées à être sans emploi que les Canadiens non handicapés, pour des motifs directement liés à leur invalidité et hors de leur contrôle. Par conséquent, leurs revenus sont généralement très inférieurs et bon nombre dépendent des prestations d’invalidité offertes par les programmes de soutien du revenu.

Pourtant, un nombre considérable de Canadiens handicapés sont disposés et aptes à travailler – si ce n’est à temps plein, à tout le moins de façon intermittente. Certaines conditions, telles que la sclérose en plaques, l’arthrite, le VIH, certains troubles de santé mentale et autres comportent des symptômes qui sont considérés comme «épisodiques», en vertu desquels des périodes de bonne santé sont interrompues – souvent de manière imprévisible – par des périodes de maladie ou d’invalidité qui compromettent la capacité de la personne d’occuper un emploi. Dans d’autres cas, les personnes présentant des symptômes plus stables peuvent travailler pendant certaines périodes de temps,  à condition de bénéficier des soutiens appropriés.

Le gouvernement du Canada est intéressé à mettre au point des outils pour aider les personnes handicapées qui  peuvent travailler de manière intermittente à le faire.  Faire en sorte qu’un plus grand nombre de personnes handicapées puissent demeurer sur le marché du travail permettra au Canada de composer avec une pénurie anticipée de main-d’œuvre qualifiée, et offrira aux personnes handicapées l’occasion de bénéficier des avantages d’un emploi, notamment se sentir plus inclus dans la société et améliorer leur qualité de vie.

Ressources humaines et Développement des compétences Canada a commandé cette  recherche pour mieux comprendre pourquoi certaines personnes handicapées en Ontario  qui ont une capacité de travail intermittente continuent de travailler, tandis que d’autres présentant un handicap similaire se découragent et délaissent le marché du travail. Le projet avait pour objectif de déterminer les conditions, les services de soutien et les pratiques des employeurs qui motivent les personnes handicapées ayant une capacité de travail intermittente à continuer d’occuper un emploi.

La SRSA a effectué des analyses documentaires et mené des entrevues auprès de personnes intéressées à l’invalidité et à l’emploi, telles que les décideurs, les fournisseurs de services et les défenseurs de communautés. Les chercheurs ont animé des groupes de discussion  composés de personnes handicapées à plusieurs endroits en Ontario et par téléconférence. De plus, ils ont demandé à d’autres personnes de leur écrire des témoignages de leurs expériences de retour au travail. L’étude  a porté sur les expériences des personnes handicapées en Ontario qui ne peuvent travailler à temps plein et qui ont une certaine expérience d’emploi.

Les chercheurs de la SRSA ont constaté, dans une certaine mesure, que les dernières réformes du régime de soutien du revenu abordent les besoins des personnes handicapées qui peuvent travailler de manière intermittente, et peuvent les aider à accéder à un emploi.

Les caractéristiques clés du régime comprennent le fait de pouvoir faire rétablir les avantages rapidement après une maladie et d’avoir accès à certaines prestations de santé si un employeur est incapable de les offrir. Cependant, certaines personnes qui ont participé à l’étude n’étaient pas au courant de ces caractéristiques et bon nombre d’elles ont soutenu qu’il demeure un nombre de contre-incitations intrinsèques au travail.

En outre, quelques participants se sont souciés du fait que les programmes d’aide à l’emploi ontariens ont récemment opté pour un modèle de financement en fonction des résultats, ce qui, selon les participants, empêche de nombreuses personnes handicapées de bénéficier  des formules de soutien dont elles ont besoin pour surmonter plusieurs obstacles structurels qui entravent leur accès au marché du travail.  Dans le même ordre d’idées, bon nombre de participants ont déclaré qu’ils  sont toujours confrontés à la stigmatisation et à la discrimination dans leur milieu de travail, et ne bénéficient pas des mesures d’adaptation dont elles ont besoin pour bien accomplir leurs tâches.

D’après la documentation à l’appui et les expériences des personnes visées par l’étude, les auteurs du rapport final traitant de la question concluent que la probabilité d’occuper un emploi prolongé (à long terme) est directement liée à trois facteurs : 1) le degré de contrôle que les personnes exercent sur la divulgation de leur invalidité; 2) la question de savoir si, oui ou non, elles ont toujours un emploi à réintégrer; 3) la question de savoir si elles bénéficient ou non des mesures d’adaptation appropriées dans leur milieu de travail.

Lisez le rapport en anglais. (Le texte français sera publié à l'automne 2011.)

Lisez le résumé du rapport en anglais. (Le texte français sera publié à l'automne 2011.)


Renseignements

Heather Smith Fowler, associée principale de recherche, SRSA
613-237-7444 / hsmithfowler@srdc.org

dimanche 10 juillet 2011

Un Japonais handicapé visite le Mont-Saint-Michel à l’aide d’un robot

Seiji Uchida, 49 ans, est handicapé physiquement, mais a pu surmonter son infirmité pour réaliser son rêve d'escalader le Mont Saint Michel, grâce à une technologie inspirée de la robotique.
Ce mercredi 5 juillet 2011 restera une date gravée dans la mémoire de Seiji Uchida. Ce Japonais de 49 ans a pu découvrir le Mont Saint Michel, dont l'ascension est une véritable épreuve physique, grâce à un robot qui lui a permis de surmonter son handicap physique.

Un rêve enfin réalisé

Un accident de moto avait privé ce père de famille de l'usage de ses jambes voilà 27 ans, rapporte l'AFP. Mais depuis plusieurs années, l'homme chérissait le rêve de visiter le Mont Saint Michel en France, épreuve difficile du fait de sa paralysie. C'était sans compter la technologie révolutionnaire dont il a finalement pu bénéficier, ainsi que sa motivation sans bornes.
"Le Mont est très difficile d'accès pour quelqu'un en chaise roulante, c'était un rêve d'être ici. Je souhaite montrer à mes enfants qu'avec un handicap on peut affronter tout ce qu'on veut", a-t-il expliqué une fois arrivé au sommet.

Une combinaison futuriste

Mais tout cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'un porteur équipé d'une combinaison robotique révolutionnaire appelée HAL (Hybrid Assistive Limb). Cet équipement à "assistance musculaire", digne d'un film de science-fiction, permet à celui qui l'endosse de décupler ses forces physiques. La structure métallique, alimentée par une batterie, entoure le dos, suit les bras et les jambes et prend en charge le travail musculaire requis pour l'effort grâce à des capteurs qui détecte les signaux émis par le cerveau.
La machine blanche pèse 25 kilos et semble sortie d'un univers futuriste ; elle permet au porteur de prendre en charge des poids allant jusqu'à 200 kilos... Mais la personne handicapée ne peut pas s'en servir elle-même, comme l'a expliqué son concepteur Yoshiyuki Sankai, qui compte commercialiser HAL avec sa firme Cyberdyne. La machine a été exceptionnellement prêtée pour l'occasion.

L'ascension valait le coup !

Il a fallu 1 h 30 pour que l'homme parvienne à atteindre le sommet, porté par un volontaire qui, bien que fatigué par l'effort, est "heureux" pour celui qui a réalisé son rêve en compagnie de sa femme et ses enfants. Les touristes déjà présents à 8 heures du matin ont été éberlués par la machine, qui a fait son petit effet.
M. Uchida est ravi de son expédition : "Je voudrais que le Mont Saint-Michel reste comme il est et que les handicapés puissent le visiter", a-t-il dit, vêtu de son t-shirt clamant "Je n'abandonne jamais". Il envisage d'ailleurs désormais d'autres visites sensationnelles, comme celle du Macchu Picchu au Pérou...
Article original sur handicapinfos.com

Une solution pour le tétraplégique dont la mère avait sollicité le président

2011-07-07 10:45:15.953

Une solution "durable" a été trouvée mardi en faveur du jeune tétraplégique dont la mère décédée avait demandé au président Nicolas Sarkozy de s'occuper, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Eure.
Eddy de Somer, 33 ans, doit être accueilli "dans les prochains jours" dans un établissement spécialisé dans la rééducation fonctionnelle de Saint-André-de-l'Eure (Eure), a précisé la préfecture. Cet établissement dépend de l'Adapt, une association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Cette décision de placement a été prise "en accord" avec le frère et la soeur d'Eddy, selon cette même source.
"C'est une très bonne nouvelle et une très bonne solution qu'avait d'ailleurs envisagée sa mère, Michèle de Somer, qui avait visité ce centre et pensait qu'il pourrait convenir à Eddy", a confié l'avocat de la famille, Me Fabien Picchiottino. Eddy est actuellement pris en charge provisoirement dans une maison médicale où il a été transféré, en juin, peu avant le décès de sa mère avec laquelle il vivait au Theillement (Eure).
Michèle de Somer avait demandé, dans une lettre transmise après sa mort au président de la République, de s'occuper de ce fils. "Monsieur le Président, je vous en supplie, prenez soin d'Eddy comme si c'était votre fils", avait écrit cette femme, décédée vendredi à 57 ans au CHU de Rouen d'un cancer du poumon. Dans ce courrier, Michèle de Somer demandait au président de trouver une place dans un établissement spécialisé pour Eddy et de "relancer" le débat sur l'euthanasie. L'Elysée avait indiqué mardi que le président avait bien reçu le courrier et avait saisi la préfète de l'Eure Fabienne Buccio pour qu'elle prenne en charge le dossier.
Cette mère avait abandonné ses activités en 2001 pour s'occuper de ce fils devenu tétraplégique à la suite d'un accident de cyclomoteur. Elle s'était engagée en faveur de l'euthanasie et avait réclamé une loi pour permettre à des personnes comme son fils de "mourir dignement".

Article original sur 20minutes

jeudi 7 juillet 2011

Une vidéo humoristique pour promouvoir la Semaine québécoise des personnes handicapées

Du 1er au 7 juin 2011, la 15e Semaine québécoise des personnes handicapées (SQPH) bat son plein dans toutes les régions du Québec. Afin de mettre de l’avant cet événement provincial, l’Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ) a produit une courte vidéo humoristique, mettant en vedette l’humoriste et animateur Mathieu Gratton, qu’AlterGo vous propose de visionner en cliquant ici. (http://www.ophq.gouv.qc.ca/loffice/semaine-quebecoise-des-personnes-handicapees/sqph-2011.html)

Stéphanie Gélinas, conseillère en accessibilité universelle en loisir chez AlterGo, a participé au tournage de cette vidéo. Elle y apparaît dans la troisième scène, dans laquelle une femme en fauteuil roulant essaie d’entrer dans une toilette publique.
« Il arrive souvent que les portes soient très lourdes ou maladroitement conceptualisées, a souligné Stéphanie. De mon côté, je suis chanceuse, puisque je suis assez forte et plutôt mobile. Mais c’était important pour moi de participer à une idée comme celle-ci, car c’est le type de projet qui pousse les gens à réfléchir à des solutions et qui permet à des personnes ayant une déficience d’améliorer leur qualité de vie. »
« Ce fut une expérience fort agréable et très drôle, et j’étais très heureuse de participer à un aussi beau projet, a poursuivi Stéphanie. J’invite tout le monde à faire circuler cette vidéo, car plus il y aura de gens qui la verront, meilleure sera la compréhension générale de ce problème. Je dis souvent que mon meilleur outil pour faire changer les mentalités est la sensibilisation. Et bien, cette vidéo est une corde de plus à mon arc! »
Promouvant le thème de la Semaine, Vivre à part entière, la vidéo a été réalisée dans le but d’être entièrement accessible. Ainsi, une transcription du contenu visuel et des sous-titres sont disponibles, afin d’offrir à tous les internautes une expérience autonome et similaire, le tout de manière simultanée.
Pour en apprendre davantage sur la SQPH, ou pour consulter la vidéo, nous vous invitons à consulter une section spéciale du site Web de l’OPHQ en cliquant ici.

mardi 5 juillet 2011

Nouvelle stratégie pour donner plus de pouvoir aux personnes handicapées

Comment l’Europe peut-elle rendre les biens et services plus accessibles aux personnes handicapées?

Comment les personnes handicapées peuvent-elles exercer tous leurs droits de citoyens, alors qu’elles sont toujours si nombreuses à être exclues de la société? Ces deux problématiques sont abordées par la nouvelle stratégie européenne en faveur des personnes handicapées.
Des sondages révèlent qu’un citoyen européen sur six déclare souffrir d’un handicap ou d’un problème de santé persistant. Ce taux représente environ 80 millions de personnes. L’Union européenne estime que ces individus ont le droit de vivre dans la dignité, de bénéficier de l’égalité de traitement par rapport au reste de la population, de vivre de façon indépendante et de prendre un rôle entier et actif au sein de la société.
La législation européenne est déjà en place pour s’assurer que les personnes handicapées ne font pas l’objet de discriminations sur leur lieu travail. Des propositions sont également prévues afin d’étendre la protection contre la discrimination au-delà du lieu de travail.
Malgré le fait que leurs droits sont garantis par les législations européennes et nationales, de nombreuses personnes handicapées sont toujours confrontées à des difficultés dans leur vie quotidienne.
Elles sont généralement plus pauvres et sont plus exposées à l’exclusion sociale que la plupart des autres Européens. Elles sont davantage menacées par le chômage et doivent faire face à un accès limité aux biens et services tels que l’éducation, les soins de santé, les transports, le logement et la technologie.

Un détonateur pour le changement

Dans une déclaration visant à changer cette situation, la Commission a adopté une nouvelle stratégie européenne en faveur des personnes handicapées couvrant les années 2010 à 2020.
La Commission souhaite que cette stratégie fasse l’effet d’un détonateur pour donner plus de pouvoir aux personnes handicapées, afin qu’elles puissent bénéficier de tous leurs droits de citoyens. C’est pourquoi elle définit une série d’actions dans huit domaines clés, qui sont: l’accessibilité; la participation; l’égalité; l’emploi; l’éducation et la formation; la protection sociale; la santé et l’action extérieure.
Pour réaliser des progrès dans ces domaines, la stratégie a établi plusieurs activités à développer au cours des cinq premières années.
La Commission étudiera la rédaction d’un acte européen sur le handicap en 2012. L’objectif est d’améliorer l’accès aux biens, aux services et aux infrastructures publiques en développant des normes d’accessibilité et en améliorant l’utilisation des marchés publics pour acheter des biens et services accessibles.
Les efforts visant à améliorer l’accessibilité de cette façon doivent profiter à l’économie et à la société. Le marché des dispositifs d’assistance dans l’Union européenne se chiffre à environ 30 milliards d’euros par an. Davantage de normalisation et d’accessibilité sur un marché européen permettra de réaliser des économies d’échelle et aidera les entreprises à vendre leurs biens et services plus facilement au-delà des frontières nationales.
De plus, les marchés publics estiment que l’inclusion d’exigences en matière d’accessibilité pourraient rendre plus accessibles les infrastructures publiques, comme les gares et les bâtiments publics.
La stratégie cherche à améliorer le taux de participation des personnes handicapées au sein du processus politique. Les actions visent notamment à rendre l’organisation d’élections et les matériels de campagnes plus accessibles grâce, par exemple, à une utilisation plus intensive de la langue des signes et de l'alphabet Braille.
De nombreux États membres de l’Union européenne émettent des cartes d’invalidité qui permettent à leurs titulaires d’avoir accès à toutes sortes de biens et services. La stratégie promet que des actions seront adoptées en vue d’étudier et de promouvoir la possibilité d’une reconnaissance mutuelle de ce type de carte, ainsi que d’autres droits apparentés.
Elle abordera également la nécessité de s’assurer que les programmes européens sont utilisés dans l’intérêt des personnes handicapées.
Le Fonds social européen et d’autres instruments de financement vont continuer à soutenir des projets destinés aux personnes handicapées. De plus, la Commission développera des politiques d’éducation et de formation, afin de répondre aux besoins des adolescents handicapés grâce à sa nouvelle initiative «Youth on the Move» (Jeunesse en mouvement).
S’assurer que la Plateforme européenne contre la pauvreté est utilisée pour aider les personnes handicapées démunies est également l’une des priorités de la stratégie.
Dans une déclaration visant à améliorer les possibilités d’emploi pour les personnes handicapées, la stratégie a établi un calendrier pour améliorer la collecte et le contrôle des données et suggérer de nouvelles lignes de conduite à suivre.
Les droits des personnes handicapées doivent également servir de phare pour les activités extérieures de l’Union européenne, particulièrement dans le cadre du processus d’élargissement et via les programmes de développement.

Une ville reconnue pour son rôle d’exemple

La Commission a également créé l’Access City Award pour récompenser les villes européennes qui apportent des changements à leur environnement urbain afin d’offrir davantage de possibilités aux personnes handicapées.
La ville espagnole d’Ávila a été la première lauréate de ce prix. Les juges ont été impressionnés par la façon dont une cité médiévale comme Ávila a amélioré l’accès aux bâtiments publics, développé des infrastructures touristiques accessibles et amélioré les possibilités d’emploi pour les personnes handicapées.
Les résultats ont été annoncés lors de la «Conférence de la journée européenne des personnes handicapées», qui s’est tenue à Bruxelles le 2 décembre 2010.
Les délégués ont exploré les expériences des personnes handicapées par rapport à la citoyenneté européenne, aux études et au travail à l’étranger, à la sécurité sociale et la mobilité, ainsi qu’à l’accès aux loisirs et à la culture.

samedi 2 juillet 2011

Quatre nouvelles fédérations de sport pour personnes handicapées

Quatre nouvelles fédérations sportives pour personnes handicapées sont opérationnelles suite à l'élection samedi à Yaoundé, des membres de leurs bureaux exécutifs, au cours de leurs Assemblées générales constitutives respectives en présence du ministre des Sports et de l'Education physique (Minsep), Michel Zoah.
Norbert Tsoungui est le président de la Fédération camerounaise de sports pour déficients visuels (Fecasdv).
Jean-Marie Aleokol Mabieme est porté à la tête de la Fédération camerounaise de sports pour déficients intellectuels (Fecasdi). Hervé Ngoyo dirige quant à lui la Fédération camerounaise de sports pour déficients physiques (Fecasde). Enfin, Jean-Pierre Pema a pris la présidence de la Fédération camerounaise de sports pour sourds (Fecasso).
D'autres responsables ont été élus à différents postes pour compléter la liste. C'est le cas de certains vices-présidents, des secrétaires généraux et leurs adjoints, des trésoriers, des commissaires aux comptes, etc.
Ces nouvelles fédérations découlent "des résolutions fortes des états généraux qui se sont tenus en novembre 2010 à Yaoundé, et qui souhaitaient le renforcement et la cohésion des structures des disciplines paralympiques comme stratégies de développement de ces sports", a déclaré le ministre des Sports et de l'Education physique.
Elles font également suite à des pressions exercées par les organisations internationales. En effet, Special olympique international, structure chargée de l'encadrement des sportifs handicapés dans le monde, et le Comité paralympique international avaient demandé aux pouvoirs publics camerounais d'organiser le sport pour personnes handicapées selon les standards internationaux.
Les statuts des nouvelles fédérations ont été amendés et adoptés. L'élection des représentations des ligues régionales et du Comité national paralympique se tiendront dans un délai de 45 jours.
"Ces mesurent permettront au Cameroun d'être complètement en règle avec le système international avant les Jeux africains pour handicapés qui devraient avoir lieu durant l'été prochain", a affirmé le Minsep.
Les quatre fédérations sont issues de l'éclatement, en mars dernier, de l'ex-Fédération camerounaise de sports pour personnes handicapées (Fecash), qui a été dirigée par le lieutenant-colonel Emile Abeng Mbozo'o pendant 9 ans.
Pendant son règne, celui-ci a été confronté à des difficultés liées à l'absence d'un secrétaire général, la démission pour des raisons diverses d'autres membres du bureau. Il évoqué aussi ce qu' il a qualifié de "flou du comité paralympique mis sur pied par certaines personnes mais non reconnu", le non paiement des cotisations du Cameroun auprès des instances internationales.
Face à la presse, l'ancien dirigeant a mis le voeu que la mue actuelle du mouvement sportif pour personnes handicapées soit salvatrice et lui permette de prendre un véritable envol.

vendredi 1 juillet 2011

Thulin: Bonne nouvelle pour les personnes handicapées

On sait combien, au quotidien, les personnes à mobilité réduite rencontrent des difficultés pour accéder à certains services publics. Parcours de combattant dont elles ne sortent pas toujours gagnantes !

Les personnes handicapées se réjouiront donc d’apprendre qu’à Hensies, on a décidé de passer aux actes. Christian Godrie, président du CPAS, confirme : « Installés sur la place de Thulin, le CPAS et le point-poste sont désormais accessibles aux personnes en chaise roulante et, forcément, aux mamans avec une poussette.  Une nouvelle signalisation, un guichet adapté, des pentes douces ainsi qu’une formation spécifique pour le personnel ont été réalisés sans grands investissements. Le Service des Travaux a donné un fameux coup de main. De plus, certains commerçants ont également adapté l’entrée de leur établissement aux personnes souffrant d’un handicap. Un grand merci pour leur initiative ». S'il demeure néanmoins le moindre problème, vous pouvez téléphoner au 065 65 14 64. C'est toujours bon de commencer la journée par une bonne nouvelle, non?