Ce mercredi 5 juillet 2011 restera une date gravée dans la mémoire de Seiji Uchida. Ce Japonais de 49 ans a pu découvrir le Mont Saint Michel, dont l'ascension est une véritable épreuve physique, grâce à un robot qui lui a permis de surmonter son handicap physique.
Un rêve enfin réalisé
Un accident de moto avait privé ce père de famille de l'usage de ses jambes voilà 27 ans, rapporte l'AFP. Mais depuis plusieurs années, l'homme chérissait le rêve de visiter le Mont Saint Michel en France, épreuve difficile du fait de sa paralysie. C'était sans compter la technologie révolutionnaire dont il a finalement pu bénéficier, ainsi que sa motivation sans bornes."Le Mont est très difficile d'accès pour quelqu'un en chaise roulante, c'était un rêve d'être ici. Je souhaite montrer à mes enfants qu'avec un handicap on peut affronter tout ce qu'on veut", a-t-il expliqué une fois arrivé au sommet.
Une combinaison futuriste
Mais tout cela n'aurait pas été possible sans l'aide d'un porteur équipé d'une combinaison robotique révolutionnaire appelée HAL (Hybrid Assistive Limb). Cet équipement à "assistance musculaire", digne d'un film de science-fiction, permet à celui qui l'endosse de décupler ses forces physiques. La structure métallique, alimentée par une batterie, entoure le dos, suit les bras et les jambes et prend en charge le travail musculaire requis pour l'effort grâce à des capteurs qui détecte les signaux émis par le cerveau.La machine blanche pèse 25 kilos et semble sortie d'un univers futuriste ; elle permet au porteur de prendre en charge des poids allant jusqu'à 200 kilos... Mais la personne handicapée ne peut pas s'en servir elle-même, comme l'a expliqué son concepteur Yoshiyuki Sankai, qui compte commercialiser HAL avec sa firme Cyberdyne. La machine a été exceptionnellement prêtée pour l'occasion.
L'ascension valait le coup !
Il a fallu 1 h 30 pour que l'homme parvienne à atteindre le sommet, porté par un volontaire qui, bien que fatigué par l'effort, est "heureux" pour celui qui a réalisé son rêve en compagnie de sa femme et ses enfants. Les touristes déjà présents à 8 heures du matin ont été éberlués par la machine, qui a fait son petit effet.M. Uchida est ravi de son expédition : "Je voudrais que le Mont Saint-Michel reste comme il est et que les handicapés puissent le visiter", a-t-il dit, vêtu de son t-shirt clamant "Je n'abandonne jamais". Il envisage d'ailleurs désormais d'autres visites sensationnelles, comme celle du Macchu Picchu au Pérou...
Article original sur handicapinfos.com
Une solution pour le tétraplégique dont la mère avait sollicité le président
2011-07-07 10:45:15.953
Une solution "durable" a été trouvée mardi en faveur du jeune tétraplégique dont la mère décédée avait demandé au président Nicolas Sarkozy de s'occuper, a-t-on appris auprès de la préfecture de l'Eure.Eddy de Somer, 33 ans, doit être accueilli "dans les prochains jours" dans un établissement spécialisé dans la rééducation fonctionnelle de Saint-André-de-l'Eure (Eure), a précisé la préfecture. Cet établissement dépend de l'Adapt, une association pour l'insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Cette décision de placement a été prise "en accord" avec le frère et la soeur d'Eddy, selon cette même source.
"C'est une très bonne nouvelle et une très bonne solution qu'avait d'ailleurs envisagée sa mère, Michèle de Somer, qui avait visité ce centre et pensait qu'il pourrait convenir à Eddy", a confié l'avocat de la famille, Me Fabien Picchiottino. Eddy est actuellement pris en charge provisoirement dans une maison médicale où il a été transféré, en juin, peu avant le décès de sa mère avec laquelle il vivait au Theillement (Eure).
Michèle de Somer avait demandé, dans une lettre transmise après sa mort au président de la République, de s'occuper de ce fils. "Monsieur le Président, je vous en supplie, prenez soin d'Eddy comme si c'était votre fils", avait écrit cette femme, décédée vendredi à 57 ans au CHU de Rouen d'un cancer du poumon. Dans ce courrier, Michèle de Somer demandait au président de trouver une place dans un établissement spécialisé pour Eddy et de "relancer" le débat sur l'euthanasie. L'Elysée avait indiqué mardi que le président avait bien reçu le courrier et avait saisi la préfète de l'Eure Fabienne Buccio pour qu'elle prenne en charge le dossier.
Cette mère avait abandonné ses activités en 2001 pour s'occuper de ce fils devenu tétraplégique à la suite d'un accident de cyclomoteur. Elle s'était engagée en faveur de l'euthanasie et avait réclamé une loi pour permettre à des personnes comme son fils de "mourir dignement".
Article original sur 20minutes

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